Ils racontent leur expérience en trottinette électrique dans les rues de Moulins (Allier) – La Montagne

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Réparation trottinette électrique

Publié le 10/09/2022 à 14h55
Emeric Enaud
On en voit partout à Moulins, même aux entrées de ville. Et surtout de plus en plus. Il faut dire que les trottinettes électriques présentent de nombreux avantages pour ses utilisateurs.
Quentin Mallay fait figure de pionnier dans la capitale bourbonnaise. Il s’y déplace en trottinette électrique depuis quatre ans.
Cuisinier à l’Alternative (restaurant qui remplace l’Hippopotamus), il effectue deux allers-retours par jour pour se rendre à son travail, situé à 3 km de son domicile, quartier de la Madeleine. Soit 12 km par jour.
« J’y suis en 5 minutes, contre 20 à pied. »
Quentin Mallay (empty)
 Alexis Raymond, aussi l’un des premiers utilisateurs (depuis début 2020), va également au travail sur son bolide. Il roule environ 50 km par semaine. Du moins pendant les beaux jours, d’avril à fin septembre, « dès qu’il faut remettre les gants, je reprends la voiture ». D’après lui, le temps de trajet en ville est exactement le même avec les deux moyens de locomotion.
S’il choisit la trottinette surtout pour son côté agréable, le jeune homme était stupéfait en se rendant compte du nombre de kilomètres cumulés avec son nouvel engin de déplacement personnel motorisé (EDPM). « Je me suis dit que c’était un très joli coup écologique, et surtout économique ! » Même chose pour Quentin Mallay, qui affirme être passé de trois à un seul plein d’essence par mois.
Quand je vois les prix à la pompe aujourd’hui, je n’ai aucun regret d’avoir investi dans ma trottinette.

D’autres habitants de l’agglomération ont choisi ce nouveau mode de locomotion pour sa dimension pratique.
Les enfants d’Alexandra Barthonnet, une habitante d’Yzeure, doivent se rendre au collège Anne-de-Beaujeu. Ils ne peuvent pas compter sur un car scolaire, car aucun arrêt ne se trouve près de chez eux, vers le stade de Millepertuis. La fille d’Alexandra, âgée de 14 ans, s’y rend en scooter, mais Antoine, 12 ans est encore trop jeune pour passer son BSR. Alors depuis le mois de juin, il va à l’école en trottinette électrique. « Il emprunte la route de Lyon, qui dispose d’une grande piste cyclable, explique sa maman, un itinéraire différent de celui de sa sœur, car moins risqué ».
Alexandra déclare ne pas avoir peur pour son fils, « en voiture je fais très attention aux gamins sur la route, alors j’espère que les autres font pareil. » Elle regrette tout de même qu’il n’existe pas de « minipermis », pour pouvoir effectuer des déplacements sur ces engins, qui circulent sur la route.
Comment les habitants de Montluçon (Allier) utilisent les trottinettes électriques de Bird
Mais s’il y a bien un point noir sur lequel s’accordent les utilisateurs de trottinettes électriques, c’est sur la virulence des autres usagers de la chaussée. L’expérience de Mickaël de Oliveira en témoigne.
Alors qu’il venait de se procurer une trottinette électrique depuis une semaine « pour éviter de transpirer à vélo pendant les grosses chaleurs », le quadragénaire a chuté. Il s’est rompu les ligaments croisés après être tombé pour éviter un piéton qui n’avait pas regardé en traversant la route. Conséquences, huit semaines d’ITT pour Mickaël. Selon lui, il y aurait une forme de « haine anti-trottinettes de plus en plus palpable ». Le piéton qu’il a évité, et de deux de ses amis l’auraient agressé verbalement.
« Si un autre passant n’était pas intervenu j’aurais pris des coups. »
Mickaël de Oliveira (empty)
Les piétons lui auraient reproché avec violence de rouler n’importe comment, et de n’être sûrement pas assuré. « J’étais assuré, je roulais sur la route et je portais en plus un casque, qui n’est pas obligatoire ».
Alors qu’il était encore à terre, Mickaël a dû appeler lui-même les pompiers. « J’ai l’impression que tous les “trottriders” subissent les abus d’une minorité d’entre eux, qui se déplacent à fond sur les trottoirs par exemple ».
Cette irritation générale, Quentin Mallay la confirme, « les automobilistes nous collent dangereusement et nous jettent des regards noirs quand ils nous dépassent ». Alexis Raymond, lui, modifie son itinéraire pour prendre des rues assez larges, afin de ne pas gêner les voitures et d’être plus tranquille, dans des rues moulinoises qu’il estime « trop étroites et mal pourvues en pistes cyclables ».
Même chose pour Quentin Mallay. Il doit emprunter le pont Régemortes à plusieurs reprises au cours de sa journée, un passage particulièrement périlleux, qui l’oblige à utiliser quelques morceaux de trottoirs.
La différence est flagrante quand je vais à Montluçon voir mes parents, il y a des pistes cyclables partout !

Peut-être que cet aspect accidentogène inhérent à la ville de Moulins est la raison pour laquelle la municipalité n’a pas encore permis à une société de mettre à disposition des trottinettes en libre-service, se demande Quentin.
« Bird » a déjà pu s’installer dans les deux autres villes du département. À Montluçon, l’entreprise compte déjà 2.000 utilisateurs actifs mensuels.
La Ville de Moulins, de son côté, a annoncé qu’une réflexion était en cours pour mettre en place le même service sur son territoire.
Comment rouler dans les règles

La première chose à retenir, est l’endroit où il faut rouler en trottinette électrique : sur les pistes cyclables. En leur absence, il faut aller sur la chaussée, mais seulement les routes limitées à 50 km/h.
La vitesse des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) ne doit pas dépasser les 25 km/h. Les aires piétonnes sont autorisées, à allure lente (en dessous de 6 km/h), mais sur les trottoirs il faut descendre.
L’âge minimum légal pour circuler est de 12 ans, et une seule personne à la fois est autorisée à monter dessus.
De nuit ou par faible visibilité de jour, le port d’un vêtement rétroréfléchissant est obligatoire. Concernant sa trottinette, elle doit être munie de freins, d’un klaxon, de feux avant et arrière et de dispositifs réfléchissants arrières et latéraux.
Le port du casque n’est pas obligatoire, mais fortement conseillé. Le contrevenant devra s’acquitter d’une amende de 35 euros s’il transporte un passager ou ne respecte pas le Code de la route ; de 135 euros s’il circule sur les trottoirs, et de 1.500 euros si sa trottinette électrique n’est pas bridée à 25 km/h.
L’assurance responsabilité civile est obligatoire. Le site service-public.fr recommande de contacter son assureur pour adapter son contrat d’assurance habitation ou souscrire un contrat d’assurance spécifique.
Emeric Enaud
emeric.enaud@centrefrance.com

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